Questions sur mon travail d’autrice
Est-ce que tu veux tenter un jour de proposer un de tes romans en maison d’édition ?
Pas du tout ! J’aime être libre de ce que je publie (dans la limite de la légalité, bien entendu), et surtout de quand je le fais. Si j’ai besoin d’un an de plus avant de sortir mon prochain livre, ce n’est pas grave.
T’inspires-tu de personnes plus ou moins familières pour tes romans ?
Oui et non. Niveau caractère, tous les personnages de « La Pie-grièche » ont hérité chacun d’un ou deux de mes défauts (il paraît même que Gonzague me ressemble beaucoup). Par contre, je peux m’inspirer de vraies relations entres les gens pour décrire celles des personnages.
Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Tout ce qui croise ma route est susceptible de devenir une idée de roman. « La malédiction de la Pie-grièche » est née de mon mal du pays, moi qui suis expatriée dans le nord de l’Allemagne, « Le Noël rebelle de Sylvain le sapin » d’une sapinière que je vois tous les jours en allant travailler. Récemment, je faisais une visite guidée de la ville d’Osnabrück avec mes collègues lorsqu’un bâtiment en particulier et l’histoire des personnes qui y travaillaient m’ont insufflé le début d’une idée.
Quelle histoire as-tu toujours eu envie d’écrire mais t’as toujours fait peur ?
J’ai peur de décevoir avec le tome 2 de « La Pie-grièche ». J’ai peur de foirer le « Projet L », le roman historique que je vais écrire ensuite.
Est-ce qu’au moment où surgit l’Idée avec un grand « I », tu connais déjà la fin ?
Oui, la plupart du temps. Cependant j’ai une idée de base depuis un moment qui devrait être du fantastique et dont je n’ai actuellement aucune idée de quoi ça va concrètement parler. Mais j’ai encore le temps, j’ai au moins trois autres romans (plus « La Pie-grièche 2 ») à écrire avant.
À quoi ressemble ton processus d’écriture ? As-tu des rituels particuliers ?
On dit qu’il y a deux catégories d’auteurs : les jardiniers et les architectes. Je suis à 90% architecte. Je ne peux pas commencer à écrire sans savoir précisément où je vais. Certes, parfois, le chemin pour y parvenir dévie légèrement de l’itinéraire prévu, mais avoir un plan me permet aussi de savoir où j’en suis dans l’avancement de l’histoire.
Quant à mes rituels, je ne pense pas en avoir, hormis le fait que je m’assois presque chaque jour, que ce soit en semaine après le travail ou tôt le matin le week-end, pour travailler un peu sur mes projets en cours. Il ne s’agit pas nécessaire de rédaction pure et dure, mais cela peut être des recherches, la mise en place du plan, ou encore une stratégie de communication.
Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile dans l’écriture et comment le surmontes-tu ?
Toutes les étapes sont difficiles lorsque je m’y trouve confrontée. Et une fois que j’ai terminé, que je suis satisfaite et que je passe à la suivante, je me dis : « ce n’était pas si terrible, finalement ». C’est cette pensée qui m’aide à m’accrocher : le fait de savoir que peu importe ce que je fais et à quel point j’en bave, le résultat en vaudra la chandelle.
Mais le pire, ça reste vraiment le marketing. J’y travaille d’arrache pied, c’est ma bonne résolution de 2026.
Quelle est ton étape préférée du processus d’écriture et pourquoi ?
La phase de recherches, sans hésiter, parce que j’adore apprendre de nouvelles choses. Je me documente toujours énormément avant et pendant la phase de rédaction. Si besoin, je vais sur place pour me renseigner, poser des questions. Ce sont des dizaines d’heures de travail pour coller le plus possible à la réalité, mais ça en vaut vraiment la peine ! Je ne compte plus le nombre de fois où je suis allée trouver mon mari, toute excitée, pour lui raconter ce que je venais de découvrir.
Le seul hic (le piège, pour ainsi dire), c’est que j’en apprends toujours beaucoup plus que ce que je mets dans le roman, et il n’est pas toujours évident de faire le tri parmi toutes ces informations.
Comment gères-tu les critiques ?
J’ai la chance d’avoir une assez longue carrière d’autrice de fanfiction derrière moi pour avoir appris à faire face autant aux bons qu’aux mauvais commentaires. Lorsqu’ils sont constructifs, je considère ces derniers comme une chance de m’améliorer – même si, évidemment, une critique négative ne fait jamais plaisir à lire ou entendre. Il faut savoir prendre du recul et aussi se dire qu’une œuvre ne plaît jamais à tout le monde, et que ce n’est pas la fin du monde si mes romans déplaîsent à quelqu’un. Lorsque cela arrive, je suis simplement désolée d’avoir fait perdre son temps et son argent à ce lecteur.
Quel(s) auteur(s) ou quelle(s) autrice(s) t’ont le plus influencée dans ta carrière et pourquoi ?
Comme beaucoup de personnes de ma génération, j’ai grandi avec « Harry Potter ». Cette saga m’a d’abord donné l’envie de lire puis l’envie d’écrire. J’ai par ailleurs un très profond respect pour la saga « Les rois maudits » de Maurice Druon.
Peux-tu partager une anecdote amusante ou mémorable de ton parcours d’écrivaine ?
J’en ai même une très cocasse concernant « La malédiction de la Pie-grièche » ! C’est un roman de genre fantastique, qui parle notamment de sorcellerie et de l’Inquisition médiévale sous ses aspects les moins reluisants. Ma grand-mère, qui avait 86 ans à sa sortie et est une grenouille de bénitier, a tout de même tenu à le lire. Je l’ai laissé faire, persuadée que ça ne risquait pas de lui plaire. Lorsqu’elle a eu fini de le lire, elle m’a téléphoné et s’est écrié : « Mais c’est quoi cette fin ? Je veux savoir la suite ! ». On aurait dit une toute jeune fille, elle m’a beaucoup fait rire. Évidemment, une telle réaction n’a pas de prix. J’en avais les larmes aux yeux !
Quels sont tes futurs projets ?
En parallèle de « La pie-grièche 2 », je travaille actuellement sur le plan d’une duologie de romans historiques, le fameux « Projet L ». J’ai également d’autres idées dans les cartons, notamment un thriller de science fiction, un roman fantastique, ainsi qu’une autre graine qui commence lentement à germer. Et peut-être un autre roman historique, mais ce sera pour bien plus tard !
Questions diverses
Quelle est ta plus grande passion ?
Apprendre ! Certains sujets m’intéressent plus que d’autres, mais j’adore me documenter sur plein de choses différentes, juste pour le plaisir de savoir. Ça explique sans doute pourquoi j’attache tant d’importances à l’étape de recherches pour écrire, et pourquoi je tiens tant à « instuire » mes lecteurs au passage.
C’était quoi, tes matières préférées à l’école ?
L’Histoire et, en BTS, l’allemand ! Deux sujets que je vais bientôt pouvoir combiner dans un seul projet littéraire (oui, ce sera le fameux « Projet L »).
Je souhaite acheter un livre dédicacé, comment faire ?
Je ne garde qu’un petit stock de mes romans chez moi, mais il est effectivement possible d’obtenir un exemplaire dédicacé en me contactant via le formulaire de contact. Notez néanmoins que je vis en Allemagne, par conséquent les frais de port peuvent être assez élevés (je répercute ceux-ci sans prendre de marge, bien entendu).
J’aimerais lire tes fanfictions, où est-ce que je les trouve ?
Mes fanfictions « Harry Potter » se trouvent exclusivement sur le site HPF (Harry Potter Fanfiction) et toutes les autres (« Stargate », « The Witcher », « Highlander », « Versailles » et « Kaamelott ») sur Ao3 Archives of your own.
Si vous avez envie de vous marrer un coup, j’ai notamment un super crossover Kaamelott x The Witcher, intitulé « La quête de la sorcière grise »…

